Les 5 principes fondamentaux du tir

  1. La prise en main = Ferme
  2. La position de tir = Stable
  3. La visée = Guidon net
  4. La respiration = Ne pas y penser
  5. Le départ du coup = jusqu'en butée

 

La prise en main = Ferme 

Tenue de l'arme à une main

Important : La caractéristique la plus importante de la tenue de l’arme est l’uniformité. Pour obtenir une dispersion des touchés la plus petite possible, le tireur doit saisir son arme de la même façon pour chaque coup. Une prise trop ferme causera un groupement trop bas, une prise trop légère un groupement trop haut.

L’arme doit être tenue de la façon suivante :

fig18

Tenue de l'arme à deux mains

fig19 fig20
Prise de l'arme à deux mains Prise de l'arme à deux mains avec les pouces relevés

 

La position de tir = Stable

Pour des raisons de stabilité il faut saisir l’arme à deux mains. (Sauf pour les tireurs sportifs, qui eux bien sûr tirent à une main)

Les principes suivants sont à respecter

La visée = Guidon net

Viser consiste à amener sur une même ligne l’oeil, le dispositif de visée et la zone à viser du but. Le pistolet est équipé d’un dispositif de visée avec encoche de mire. Le tireur doit uniquement veiller à amener le guidon sur la zone à viser (le but) en focalisant son regard sur le guidon. Concentrons-nous donc uniquement sur ces deux éléments de visée:

guidon et zone à viser (but)

Chez l’être humain, le sens de la symétrie est telle que le guidon est automatiquement assez centré dans la hausse. Le tireur n’a donc pas besoin de se concentrer spécialement sur le centrage exact du guidon dans la hausse. Une position non symétrique des bandes de lumière de part et d’autre du guidon indique que la position du tireur n’est pas correcte. Lorsque le tireur est parfaitement concentré et que la détente a atteint le cran d’arrêt, le coup doit partir dans un laps de temps maximal de 4 à 6 secondes. Une fois ce temps dépassé, l’acuité visuelle baisse rapidement.

En visant, l’oeil ne peut pas focaliser sur trois objets (hausse, guidon, cible) se trouvant à différentes distances. De ce fait, l’oeil doit focaliser sur le guidon, qui sera vu net, tandis que la hausse et la cible seront flous.

fig21

Après avoir surmonté les difficultés initiales, le tir avec les deux yeux ouverts a l’avantage de fatiguer moins rapidement le tireur et de lui permettre une plus large vision du champ de tir.

fig22 23 24

La respiration = Ne pas y penser

Lors de la respiration, la poitrine s’étend puis se contracte. Ce mouvement se transmet à l’arme. Pour minimiser cet effet le tireur doit respirer avec le ventre. Lors d’un tir précis sur un petit but, il faut bloquer la respiration un bref instant pour laisser partir le coup.

Lorsqu’on retient sa respiration, le manque d’oxygène dégrade l’acuité visuelle au bout de quelques secondes (env. 6’’). Il faut donc apprendre à coordonner la respiration, la visée et le départ du coup en un temps limité.

En situation d’autodéfense, lorsqu’une grande zone est visée, la respiration n’a pas de conséquence sur le placement des impacts. Lorsque le tireur est essoufflé, il force sur l’expiration et tire à la fin de cette dernière.

Après la période d’apprentissage, le tireur ne doit plus se concentrer sur sa respiration qui doit se faire de façon naturelle et automatique.

fig25

Le départ du coup = Jusqu'en butée

Le départ du coup est le mouvement indépendant de l’index appliquant une pression progressive sur la détente, jusqu’à ce que qu’elle soit en butée. Si la détente est pressée correctement, le tireur ne sait pas quand le coup part, ce qui prévient tout « arraché ».

On presse la détente avec la phalangette de l’index.

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Le mouvement de l’index sur la détente doit être exercé dans l’axe du canon pour ne pas modifier l’alignement des organes de visée.

Le départ du coup s’effectue en quatre temps

 

En conclusions:

De mauvais résultats surviennent lorsque :

 

 

Sources: Bases de l'instruction pour jeunes tireurs

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